Votre réclamation a été refusée. C'est une position de départ, pas la fin.
Les assureurs refusent des réclamations valables plus souvent qu'on ne le croit — parfois sur un détail technique, parfois en pariant que vous ne riposterez pas. Une lettre de refus est le coup d'ouverture d'une négociation, pas le dernier mot. Voici comment réagir.
Étape 1 — Obtenez le refus par écrit, avec le texte de la police
Demandez à votre assureur le refus par écrit ainsi que la clause précise de la police sur laquelle il s'appuie. Un vague « non couvert » ne suffit pas. Une fois que vous voyez la clause exacte, vous pouvez vérifier si elle s'applique réellement à votre sinistre — et souvent, ce n'est pas le cas.
Étape 2 — Relisez votre police (en entier)
La couverture se trouve dans la page de déclarations, l'accord d'assurance, les exclusions et les avenants — et les exclusions comportent des exceptions. De nombreux refus reposent sur une exclusion assortie d'une réserve que l'expert a ignorée. Si le texte est dense, c'est précisément là qu'un professionnel est utile.
Étape 3 — Documentez le sinistre à fond
- Photographiez tous les dommages, datés, sous plusieurs angles — ainsi que les zones intactes pour comparaison.
- Récupérez les relevés météo ou de l'événement à la date du sinistre (grêle, vent, rapports de tempête).
- Obtenez un devis de réparation indépendant d'un entrepreneur agréé.
- Tenez un registre de chaque appel, nom et promesse de l'assureur.
Étape 4 — Connaissez les motifs de refus courants (et contestables)
« Dommage préexistant », « usure normale », « déclaré trop tard », « documentation insuffisante » et « inférieur à votre franchise » sont les suspects habituels. Chacun peut être contesté avec les bonnes preuves — une inspection indépendante transforme souvent « usure normale » en « dommage de tempête », par exemple.
Étape 5 — Faites appel à un expert public d'assurance
C'est là que la plupart des propriétaires renversent la situation. Un expert public d'assurance agréé travaille pour vous — pas pour l'assureur — afin de redocumenter le sinistre, d'interpréter la police en votre faveur et de contester formellement le refus. C'est leur métier, et ils travaillent généralement à la commission, donc il n'y a en général rien à payer d'avance.
Ne vous contentez pas d'un « refusé ».
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Obtenir mon examen gratuit →Informations générales, pas des conseils juridiques. Les résultats dépendent de votre police et des faits de votre réclamation.